Watatow! Une rétrospective de l’année qui sort en avril! Il faut dire que la rédaction de mon palmarès s’est fait moult fois bousculer par une fin d’année assez difficile. Notamment par la mort de notre p’tit gremlin national: Enzo, qui était malheureusement arrivé au bout de sa santé fragile. Bref, pas nécessairement un début du temps des fêtes qu’on se souhaite, mais voilà, aujourd’hui je publie.
Ne vous attendez pas à des justifications touffues, ici je partage plutôt des anecdotes personnelles et fais la lumière sur mon rapport avec le jeu vidéo. Cela dit, j’innove dans le format en me détachant de la formule top-10 pour plutôt octroyer des prix par catégorie! Wow! Alors commençons de ce pas avec l’infâme…
Déception de l’année
On démarre en force avec une catégorie assez évocatrice: le titre paru en 2025 que j’attendais avec impatience et qui n’a malheureusement pas été à la hauteur de mes attentes… Et le gagnant est:
Civilization VII

Ouch! Elle fait mal celle-là! Cette franchise historique que je suis religieusement depuis mon adolescence a connu des hauts et de bas… Et nous sommes clairement dans un creux de vague avec cette édition. Pour moi, Civilization c’est du comfort-gaming, les parties sont longues, on ne se sent pas obligés de les gagner ni même de les finir, pour autant qu’on ait du plaisir à passer le temps. C’est le jeu PARFAIT pour l’hiver.
Pour cette version, Firaxis a décidé de regarder ce qui se faisait chez la concurrence, notamment l’excellent Humankind, pour arriver à leur innovation principale, celle des âges. Le concept est prometteur: le jeu est séparé en trois âges, tous caractérisés par une crise qui sonne la fin de l’âge et influence grandement le cours de la partie. Puis, d’un âge à l’autre, les joueurs transforment leur civilization en une autre – comme une révolution tirant ses leçons de la crise passée. Pas pire hein?
Le problème est dans l’exécution… Dans Humankind, les passages d’un âge à l’autre sont seamless. Au contraire de Civilization 7, où l’on doit littéralement recharger la partie ce qui brise entièrement le rythme. De plus, les unités sont toutes détruites et c’est comme si on démarrait une nouvelle partie avec comme seul point de repère les villes qu’on avait construites l’âge précédent. Ce clivage est si dissonant que la première fois que c’est arrivé j’ai juste… arrêté de jouer. J’avais l’impression qu’on m’avait volé ma partie et l’identité de la civilization que j’étais en train de forger.
Je n’ai jamais réouvert le jeu. J’attendrai le prochain Humankind pour mon prochain fix.
Mention honorable: Fatal Fury, City of the Wolves

Un système de jeu solide souffrant d’une présentation mal soignée, de modes de jeu inintéressants et de choix discutables de contenu additionnel. J’étais pourtant si motivé à sa sortie, mais quand ils ont annoncé… Ronaldo comme personnage jouable, ma confiance était fortement ébranlée. Je ne semble pas être le seul, le jeu ayant reçu une réception très tiède.
Mais de façon plus anedoctique, le jeu est passé pratiquement inaperçu dans mon groupe d’amateurs de jeux de combat. Si personne du Dojo du Chien Noir n’y joue, je n’y jouerai pas non plus! 😀
Le rendez-vous manqué de l’année
Un jeu auquel j’aurais ADORÉ investir du temps, auquel j’ai goûté ne serait-ce qu’un petit peu mais que je n’ai pas pu investir… Le vainqueur est:
Hollowknight: Silksong

Enfin! La suite qui faisait trembler tout les développeurs indies dans leurs bottines, la suite qu’on attendait depuis des années, LA suite du légendaire Hollowknight est sorti!
Hollowknight était pour moi un jeu tout spécial. Son univers, sa direction artistique et l’ambience ont su me captiver.
Par ailleurs, j’écoute encore souvent sa magnifique trame sonore quand j’ai le goût de me sentir mélancolique! Pour le jeu lui-même, le gameplay nerveux et la structure ouverte des niveaux, laissant place à l’exploration et aux découvertes, m’ont vraiment donné l’impression qu’ils avaient pousser le genre Metroidvania plus loin.
C’est donc pourquoi j’ai acheté la suite par principe, question d’encourager la très petite équipe de développeurs. Je savais fort bien que je n’allais pas avoir le temps pour le compléter mais j’ai quand même pris une heure ne serait-ce que pour en avoir un avant-goût et ce que j’ai vu ne m’a pas déçu! Ben c’est ça, ce sera partie remise en 2026! 😀
Mention honorable: Donkey Kong Bananza

J’ai reçu l’excellent Donkey Kong Bananza pour la célébration du traditionnel DONKEY KONG DECEMBER. Le jeu est super agréable, clairement adapté à un public plus jeune mais il n’a pas su capter mon attention dans un temps des fêtes bondé d’autres titres mémorables. Mais ne t’en fait pas DK, je vais prendre le temps de te sauver.
Le Brainrot de l’année
Tsé, des fois t’a le goût de juste fermer ton cerveau et de l’occuper de façon minimale pour décompresser du travail, de l’actualité ou d’une foule d’autres réalités anxiogènes du quotidien. Cette catégorie est là pour récompenser les meilleurs compagnons de fuite vers l’abysse intellectuel!
Megabonk

Fait que c’est ça, ton jeu s’appelle MegaBONK. Tu sais déjà que tu vas pas te faire un Tolstoï; c’est justement pourquoi tu veux du Megabonk. Il s’agit d’un Survivor Game 3D à la troisième personne où tu affrontes des hordes d’ennemis dans l’espoir de devenir assez puissant pour vaincre le boss qui t’attend au portail de chaque niveau. La formule emprunte évidemment à l’excellent Vampire Survivors mais on note des influences de Risk of Rain pour ce qui est des portails et de l’itemisation. Dans tout les cas, le jeu ne se prend pas au sérieux et nous garroche de l’humour de meme internet, une jouabilité à la physique janky qui nous invite à la briser et beaucoup, beaucoup d’effets spéciaux clignotants.
Quelques reproches? Une expérience trop courte ouun build-making assez limitép peut-être? Mais surtout, une progression de partie hyper dépendante à l’aléatoire qui nous donne parfois plus l’impression de jouer au casino qu’à un jeu vidéo.
Pour ma part, dès que j’ai vu Megabonk dans ma liste de suggestions je savais dans quoi je m’embarquais et j’étais prêt à ça. Mes habitudes de gaming à ce moment-là étaient monopolisées par un autre titre (qui apparaîtra aussi sur cette liste) et j’avais besoin d’un tout petit rafraîchissement aussi farfelu que bourrin!
Mention honorable: Ball x Pit

Là j’avais vraiment l’impression de jouer à un p’tit jeu mobile! Si j’ai apprécié le sentiment de découverte émergeant de leur mécanique de fusion, le jeu n’a toutefois pas réussi à autant capturer mon attention que le vainqueur de la catégorie. C’est simple, Ball x Pit est juste… vraiment… trop facile. On devient hyper-puissant très rapidement et le jeu devient assez ennuyant quand on se rend compte qu’on doit vraiment juste attendre que le niveau se termine. Y’a même un personnage qui joue à ta place! C’est pour dire à quel point on se rapproche dangereusement du idle-game et là … c’est du brainrot bien trop intense pour moi. Désolé Ball x Pit, mais j’ai quand même besoin de stimulations!
Les fantômes de l’année
Croyez-vous à ça, vous, les fantômes? Ben que ce soit le cas ou non, je peux témoigner de comment j’ai été hanté par des vieux jeux qui n’ont pas voulu me lâcher en 2025. S’il vous plait, kekkun, venez me sauver de…
Deadlock

La première étape est d’admettre qu’on a un problème.
Je suis accroc à Deadlock. J’ai honte mais c’est vrai. Il s’agit du seul jeu multijoueur en équipe qui a su capter mon attention avec autant de ferveur que l’ancien Awesomenauts. League of Legends? Valorant? Rainbow Six Siege? The Finals? Ils ont tous rapidement mordu la poussière. Mais Deadlock, lui, persiste et son venin coule encore dans mes veines.
Que dire de plus du jeu? Il figurait sur mon podium de l’an dernier! Deadlock est devenu plus qu’un simple jeu, c’est une plateforme d’échanges avec mes amis. Certains se joignent comme participants et d’autres comme spectateurs, puis on joue avec un niveau variable de sérieux. Bien que mon côté compétitif n’est jamais trop loin, je m’en estime largement affranchi dans Deadlock: victoires comme défaites, j’y prend plaisir et célèbre les bons coups de la partie.
En plus d’un an, Valve démontre leur désir de continuer à prendre des risques en réalisant des changements majeurs. Il faut le rappeler, Deadlock est encore en développement actif! Et justement, Valve nous sert tout juste une mise à jours massive avec rien de moins que six nouveaux personnages.
La deuxième étape est de demander de l’aide.
Mais ça, ça peut attendre encore un peu… De toute façon je suis déjà en queue pour une autre partie avec Drifter.
Mention honorable: Stardew Valley

2025 a offert à ma petite famille une fin d’année assez moribonde. Avec le décès de notre chien au début du temps des fêtes, on avait besoin de réconforts et de territoires connus. C’est là que Stardew Valley est venu cogner à notre porte. Ma conjointe et moi l’avions pourtant déjà repassé sous toutes ses coutures! Ce fut néanmoins notre refuge pour meubler le vide des froides soirées d’hiver. Ça nous a permis de regagner un peu de gaieté de cœur pour lancer la nouvelle année.
Même si Stardew est revenu nous hanter assez tard en 2025, son impact sur nos habitudes de jeu et nos goûts dans le cozy gaming demeure – et comme ciné-cadeaux, on ne peut s’empêcher de revisiter ce grand classique quand on a le goût de se faire un peu plaisir.
PS: Stardew est même resté jusqu’en 2026, où ma conjointe et moi sommes allés assister au concert aux palais Montcalm en mars!

Les Remakes de l’année
Une catégorie adjacente aux fantômes de l’année… seulement si les fantômes sont encore plus vieux et ont recommencé à nous hanter en portant du joli makeup!
Final Fantasy Tactics: Ivalice Chronicles

FF:Tactics a longtemps occupé une place intéressante dans mon cœur. Il s’agit d’un jeu que je n’ai jamais possédé. Voyez-vous, j’étais un enfant Nintendo. Lorsque la Playstation faisait son entrée avec sa myriades d’extraordinaires JRPGs, je jouais à Smash et à Mario Kart sur ma Nintendo 64. Heureusement, j’avais un ami qui non seulement était propriétaire d’une Playstation mais qu’il l’avait également fait pucer: c’est-à-dire que sa console pouvait ILLÉGALEMENT faire tourner des jeux sur des CD gravés.
Nous avons passé plusieurs nuits blanches à très lentement télécharger et graver différents jeux puis à explorer sa très vaste collection. À chaque fois qu’il me montrait FF:Tactics, j’étais fasciné par la direction artistique des personnages, l’ambiance sévère et la trame narrative dont je ne saisissais qu’une infime partie avec mon anglais approximatif. Le rythme lent et délibéré des combats faisait qu’on ne jouait jamais trop longtemps, préférant des jeux multijoueurs ou d’autres genres. Cela dit, je voulais tout le temps y revenir, voir où il était rendu, quelles nouvelles capacités ses personnages avaient acquises.
Le remake était pour moi l’occasion de vraiment prendre le temps de découvrir le titre, à ma façon et à mon rythme, de briser le mythe qui s’était construit lors de ma jeunesse et de voir si le jeu tenait encore la route en 2025. Je n’ai aucun regret, FF:Tactics est un pur plaisir. L’ajout d’excellent voice-acting permet à la trame narrative de prendre vie de façon mémorable. Les combats sont toujours aussi tendus, difficiles et intéressants et même si on regrette les étranges pointes de difficulté, je me sens toujours fier de mes victoires.
Mention honorable: Dawn of War: Definitive Edition

J’ai toujours été un grand fan de RTS et les débuts de Dawn of War représentaient pour moi l’excellence du genre. Non seulement cela, mais c’était également mon initiation à l’univers Grimdark de Warhammer 40k. La version définitive préserve le charme du premier (et meilleur, à mon aivs) opus de la série mais n’arrive pas tout à fait à camoufler l’âge du titre avec sa 3D… des débuts 2000! 🙂
Le jeu de l’année
Et voilà, vous l’attendiez tous: le prix le plus prestigieux de l’année. Celui qui, j’en suis certain, fera de nombreux jaloux dans l’industrie. Car oui, pepui.com ne décerne pas ce prix à la légère!
Hades 2

Je joue à Hades 2, j’écoute la musique d’Hades 2, j’achète même de la marchandise d’Hades 2… OUACHE.
Y’a pas à dire, c’était le séquel que l’on méritait. Supergiant Games ont décidé de tout balancer: nouvelles mécaniques de combat, nouvelles armes, nouveaux axes de progression, nouveaux personnages… Le tout enveloppé d’une trame narrative complète, pleine de rebondissements et de références parfois obscures à la mythologie grecque. Le voice acting est merveilleux, la réimagination des Dieux en équipement de guerre est excellente… Bref, je m’égare, à quoi ça sert de tout écrire ça: allez lire des critiques si c’est ce que vous voulez savoir.
Hades est une série culte pour moi, de façon un peu weird dois-je l’admettre! Elle combine en effet ma passion pour la mythologie grecque avec mon amour des jeux Roguelites, des jeux d’actions et des jeux « character-forward » qui mettent en scène des personnages multiples aux personalités variées. Le tout avec une trame sonore riche en émotion et plus diversifiée que jamais.
C’est aussi un jeu que je joue en tandem, avec les moments forts et runs dangereuses streamées pour une amie qui suit avec autant d’intérêts que moi les révélations et les développements de relations.
Que dire d’autre? C’est mon jeu de l’année, merci et bye!
Mention honorable: Blue Prince

Ah, le Prince bleu de mon coeur! Un jeu rempli de mystères et qui nous invite, à juste titre, de prendre nos notes sur papier. On finit par rédiger des tonnes de pages, à faire des liens comme le meilleur des complotistes pour tenter de reconstituer la vaste histoire de la famille dont on hérite le manoir. C’est excellent, ça se révèle en pelures d’oignons et ça nous fait sentir intelligent, que demander de mieux?
Et Expedition 33?
Bof…